Twitter teste le signalement de tweets mensongers

Société : La fonctionnalité sera uniquement en test aux Etats-Unis, en Australie et en Corée du Sud, mais la plateforme a déjà prévenu qu’elle ne serait pas en mesure de répondre à tous les signalements.

Twitter a annoncé mercredi le lancement d’un test qui permettra aux utilisateurs de signaler des tweets trompeurs ou mensongers. Le test concernera les utilisateurs des Etats-Unis, de Corée du Sud et d’Australie.

Pour faire apparaître l’option, l’utilisateur devra auparavant cliquer sur le bouton permettant de signaler un tweet.

Un premier test à petite échelle

« Nous voulons évaluer l’efficacité de l’approche et commençons pour cela à petite échelle », affirme l’équipe de sécurité de Twitter dans un tweet. « Même lorsque nous ne pouvons pas agir, et même si nous ne pourrons pas répondre à chaque signalement dans le cadre de ce test, votre contribution nous aidera à identifier des tendances pour améliorer la vitesse de notre travail sur la désinformation, et agrandir son échelle. »

En février, Twitter a signé en Australie le code sur la désinformation et les fausses informations (Australian Code of Practice on Disinformation and Misinformation, NDLR) aux côtés de Facebook, Google, Microsoft, Redbubble et TikTok, qui prévoit notamment la publication d’un rapport annuel de transparence sur la question.

Lors de la publication de son premier rapport, la plateforme de microblogging indique avoir pris des mesures concernant 3,5 millions de comptes, pour violation des règles. Parmi elles, un million de comptes ont été suspendus et 4,5 millions de contenus ont été supprimés.

S’attaquer à la désinformation sur la Covid-19

Twitter a lancé l’étiquetage automatique des tweets qu’il considère comme contenant des informations trompeuses sur la Covid-19 et ses vaccins. A suivi un système de « strike », entraînant notamment un blocage temporaire de certains comptes, qui peut ensuite mener à une suspension permanente.

Si ce système a permis de limiter la diffusion de fausses informations et de bloquer certains utilisateurs, comme Marjorie Taylor Greene, membre du Congrès américain, il a aussi ses limites. En effet, l’utilisateur qui tente de faire de l’humour en liant Covid-19 et 5G pourrait se retrouver dans sa ligne de mire.

Source : net.fr/actualites/

Catégories